TROYES

[95.8 FM / DAB+]

Titre en cours

Titre

Artiste

Émission en cours

Émission en cours

Background

Phénomène national d’armes blanches en milieu scolaire : Faut-il s’inquiéter pour l’Aube ?

Écrit parle 2 avril 2025

Face à la multiplication des incidents violents impliquant des armes blanches dans les établissements scolaires français, la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, a récemment confirmé l’ampleur croissante de ce phénomène.

« Entre février 2024 et février 2025, les signalements pour l’utilisation d’armes blanches dans les écoles ont augmenté de 15 % », a confié Élisabeth Borne auprès du Figaro le jeudi 25 mars. Crédit photo – Damien Meyer/AFP

Dans le département de l’Aube, cette réalité ne fait pas exception. Début mars, à une semaine d’intervalle, deux collèges du territoire ont été secoués par des menaces à l’arme blanche. 

Au collège Beurnonville de Troyes, deux élèves de 6e ont signalé avoir été menacés au couteau par un camarade. Quelques jours plus tard, au collège Paul-Langevin de Sainte-Savine, un élève de 4e a menacé trois camarades avec un couteau, inspiré par une énième tendance virale sur TikTok. Ce phénomène suscite une inquiétude croissante tant chez les autorités que parmi les familles.

Une problématique nationale

« L’introduction d’armes blanches dans les établissements scolaires n’est pas un phénomène isolé, mais bien une tendance nationale », affirme Aline Vo Quang, directrice académique des services de l’Éducation nationale de l’Aube. Bien que les autorités s’interrogent sur ce phénomène, entre instinct de défense et influence des réseaux sociaux, elle précise que de tels incidents restent « très rares » et « localisés » dans l’Aube.

Observe-t-on une augmentation de la délinquance chez les jeunes ? Aline Vo Quang tempère cette idée : « Je ne sais pas si l’on peut parler d’une montée de la délinquance, mais plutôt d’une vigilance renforcée. Nous la traitons mieux. On y est très attentifs et nous avons des partenariats solides avec la préfecture, les parents d’élèves, la police et la gendarmerie, ce qui nous permet d’être réactifs. »

« Prévention, écoute, dialogue »

Aline Vo Quang, directrice académique des services de l’Éducation nationale de l’Aube

« Les armes blanches n’ont pas leur place dans les établissements scolaires », martèle Aline Vo Quang. Pour lutter contre ce phénomène, les autorités ont renforcé les mesures de sécurité existantes, combinant contrôles physiques et sensibilisation. Dans l’Aube, des équipes mobiles de sécurité issues de Reims sont prêtes à intervenir en cas de crise et à mener des actions préventives. Le plan Vigipirate, activé au niveau maximal, entraîne la mise en place de contrôles visuels systématiques des sacs dans les établissements scolaires. En somme, les forces de l’ordre effectuent des contrôles aléatoires aux abords des écoles pour prévenir l’introduction d’armes ou de stupéfiants.

Néanmoins, « il ne faut pas s’arrêter là, il doit y avoir un échange avec les jeunes. On peut fouiller les sacs, mais une arme peut être ailleurs », insiste la directrice académique des services de l’Éducation nationale de l’Aube. « Chaque parent doit être attentif et à la moindre suspicion, en parler immédiatement à l’enseignant ou au directeur. »

L’introduction d’une arme blanche dans un établissement scolaire conduit à une politique de tolérance zéro. L’élève détenteur d’un couteau et ayant menacé trois de ses camarades au collège Paul-Langevin a été convoqué à un conseil de discipline et devra répondre de ses actes devant la justice le 23 avril.


L'avis des lecteurs

Postez votre avis

Votre adresse mail ne sera pas publiée.Les champs marqués avec * sont obligatoires