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Sécurité dans l’Aube : un plan d’action renforcé pour 2025

Écrit parle 25 février 2025

La lutte contre la délinquance reste un défi majeur pour le Gouvernement, qui mise sur des actions ciblées à l’échelle locale pour restaurer la sécurité au quotidien. Le préfet de l’Aube, Pascal Courtade, accompagné des forces de l’ordre et de divers acteurs, ont récemment dressé un état des lieux de la délinquance en 2024 afin de mettre en place un plan d’action renforcé.

(Gauche à droite) Commissaire Adeline Massal, directrice départementale adjointe de la police nationale ; Charlène Mahot, vice-procureure de la République près le Tribunal judiciaire de Troyes ; Pascal Courtade, préfet de l’Aube ; colonel Antoine Lagoutte, commandant du groupement de gendarmerie départementale de l’Aube ; présents hier à la Préfecture de l’Aube pour présenter le Plan d’Action Départemental de Restauration de la Sécurité du Quotidien (PADRSQ) et le bilan de la délinquance 2024.

Si les chiffres de la délinquance montrent une légère baisse générale, le préfet ne compte pas en rester là et entend poursuivre l’effort en ciblant des priorités spécifiques. Parmi celles-ci, la lutte contre les violences intrafamiliales reste un axe central, mais cinq autres domaines cruciaux seront également au cœur de l’action : la lutte contre le narcotrafic, les cambriolages de logement, les vols de véhicules, ainsi que les atteintes aux personnes et à l’environnement.

1 – Les violences intrafamiliales

Bien que les faits de violences intrafamiliales de manière générale aient légèrement diminué, les violences faites aux enfants ont augmenté de 12 % en zone gendarmerie et les violences sexuelles sur mineurs ont connu une hausse marquante de 34 % en zone police. En 2024, l’unité pédiatrique pour enfants en danger du centre hospitalier de Troyes a pris en charge 82 cas. Par ailleurs, la prostitution des mineurs reste une problématique préoccupante.

Pour faire face à ces enjeux, plusieurs dispositifs de prévention ont été instaurés, telles que l’ouverture d’une antenne du Centre de Prise en Charge des Auteurs de Violences (CPCA), la création de l’Unité d’Accueil Pédiatrique Enfance en Danger (UAPED), ainsi que la mise en œuvre du dispositif Angela, destiné à lutter contre le harcèlement de rue.

2 – Une lutte ciblée contre le narcotrafic

Le narcotrafic reste un domaine de vigilance, bien que les chiffres dans l’Aube soient moins alarmants que dans d’autres régions (2,2 pour 1000 habitants contre 4,2 au niveau national). En 2024, plus de 47 kg de stupéfiants ont été saisis, témoignant d’une volonté forte des autorités de perturber les réseaux de trafic.

Face aux nouvelles méthodes de distribution, les forces de l’ordre doivent s’adapter en mettant l’accent sur la lutte contre le blanchiment d’argent et la vente numérique de drogues.

3 – Un focus sur les cambriolages et les vols de véhicules

Les cambriolages ont marqué une nette augmentation (+8,69 % en 2024), cependant, le département reste en dessous des moyennes nationales. En réponse à cette hausse, les forces de sécurité redoublent d’efforts en matière de prévention, notamment par l’extension des opérations de sécurité telles que « l’opération tranquillité vacances » et les dispositifs de participation citoyenne. Ces mesures ont pour objectif de dissuader les délinquants et de faciliter l’élucidation des faits.

Le vol de véhicules et leurs accessoires, notamment de GPS agricoles, demeure également une problématique importante. En dépit de chiffres relativement faibles par rapport aux moyennes nationales, des efforts accrus seront mis en œuvre pour améliorer l’élucidation des faits grâce à l’augmentation de la visibilité des forces de l’ordre et la mise en réseau de la vidéoprotection.

4 – Atteintes aux personnes : une situation alarmante

Les atteintes aux personnes et notamment les violences en milieu scolaire, sont au cœur des préoccupations pour 2024. Avec 49 faits de violences recensées dans ou aux abords d’établissements scolaires, le département se trouve confronté à une réalité difficile.

Les forces de l’ordre continuent à concentrer leurs efforts sur la prévention et la sécurisation des établissements, avec un accent sur la visibilité policière et le renforcement de la coopération avec la police technique et scientifique.

5 – L’éco-criminalité : un phénomène en expansion

Les atteintes à l’environnement, comme les dépôts sauvages de déchets, ont également augmenté l’année dernière, avec 44 procédures engagées par la gendarmerie. Face à l’essor de l’éco-criminalité, les autorités renforcent la coordination avec les polices municipales et les partenaires du continuum de sécurité* pour faire face à cette problématique grandissante.

« Nous sommes là pour répondre aux problèmes de sécurité et au sentiment d’insécurité des Aubois », a affirmé Pascal Courtade. « Il est important de souligner que la sécurité, c’est l’affaire de tous : les services de l’État, les élus, les associations, les polices municipales… En matière de lutte contre les stupéfiants, par exemple, nous devons agir collectivement », conclut-il.

*Le continuum de sécurité désigne l’ensemble des acteurs, dispositifs et mesures qui collaborent pour assurer la sécurité publique à tous les niveaux.


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